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Mayra Andrade en concert le 02 Octobre à La Cigale

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« C’est un album fait dans le voyage. » En préambule à la conversation, Mayra Andrade pose le point d’ancrage de «Stória, stória...» « Navega », son premier opus, révélait en 2006 cette nouvelle voix venue de l’archipel atlantique, aussi solidement arrimée à la musique de ses origines que fermement bercée par le monde des musiques, sans distinction. Trois ans et de nombreuses scènes plus tard, Mayra Andrade largue définitivement les amarres en s’ouvrant aux alizés qui la bercent depuis toujours. Certes les grandes voix capverdiennes ont bercé son enfance, mais elle s’est nourrie de tout type de musique, « du free jazz le plus radical aux musiques brésiliennes ».

 Mayra Andrade est née à Cuba en 1985, a vécu sa tendre enfance au Cap-Vert, puis a multiplié les séjours à l’étranger à partir des années 90: Sénégal, Angola, Allemagne... Encore adolescente, elle gagne la médaille d’or du concours des jeux de la francophonie en 2001, à Ottawa. « Je parle le français depuis que j’ai six ans. C’est comme ma troisième langue.» Elle décide d’atterrir à Paris, attirée par le cosmopolitisme de cette capitale où le monde résonne. Ce sera le lieu idoine pour suivre sa voie, entendez sa voix.

 « Avant d’être une chanteuse capverdienne, je suis une chanteuse. La musique fait partie de mon être depuis toujours. Si j’ai envie de teinter le répertoire capverdien d’autres couleurs, j’estime pouvoir le faire. » Cette autodidacte qui compose à la guitare sans a priori, sans interdit, n’est nullement prisonnière des formules académiques et des logiques harmoniques. A l’instar du chanteur et guitariste Tcheka, Mayra Andrade souhaite écrire sa propre partition, tout en s’inscrivant pleinement dans la diversité esthétique de l’archipel du Cap-Vert. De ces deux là et de quelques autres, on parlera même de « génération Pantera », du nom du jeune compositeur mort en 2001 qui réforma en douceur la musique capverdienne et dont elle emprunta quatre titres pour « Navega ».

 Elle a mis en chantier ce nouvel album à l’automne 2008, après une longue série de concerts. Mayra Andrade est une femme de tête, qui veut être libre d’aller où bon lui chante. « Pour moi, le chant est quelque chose de l’ordre du sacré ! » Voilà sans doute pourquoi, plus jeune, elle prit le temps de roder sa pratique de la musique à l’exercice de la scène, l’endroit où elle vibre, cœur et âme. C’est sur les planches que le public va la découvrir et que la rumeur va enfler jusqu’aux oreilles des « spécialistes ». C’est encore là qu’elle compte donner un prolongement à son deuxième album.

 « Navega » affirmait une personnalité. «Stória, stória...» affine son propos. Pour ce faire, elle a choisi d’en poser les bases à Paris avec le multi-instrumentiste capverdien Kim Alvés, le bassiste camerounais Etienne M’Bappé et le percussionniste brésilien Ze Luis Nascimento, trois fidèles complices qui la connaissent suffisamment pour deviner ses intentions et intuitions, tout comme ils embrassent la musique capverdienne dans sa diversité stylistique. « Ils sont capables d’en percevoir les  particularités, pour mieux les transcender. J’ai besoin de leur force de propositions. » Dès lors, Mayra Andrade va multiplier les pistes, à savoir convier des musiciens de tous horizons. Tous font partie de son panorama, tous incarnent sa bande-son originale. A Paris, ce sera le Guinéen Djeli Moussa Diawara et sa kora cristalline, le trompettiste Nicolas Genest et son souffle onirique, l’Angolais Zezé N’Gambi et ses agiles rythmiques, l’as brésilien des percussions Marcos Suzano. Ils ne sont que les premiers invités d’une longue liste. D’autres suivront au Brésil, des percussionnistes  à Salvador de Bahia, le brillant pianiste André Mehmari à São Paulo, mais aussi d’autres dans le mythique studio de la samba à Copacabana : « Compania dos tecnicos». Puis encore, à Cuba, le pianiste Roberto Fonseca et le joueur de trés Pancho Amat. « Le choix des musiciens s’est fait naturellement. Je les ai invités pour ce qu’ils pouvaient apporter à mon univers. » Tous se mettent à son service. Ainsi Jaques Morelenbaum, qui signe et dirige l’enregistrement des arrangements de cordes et Lincoln Olivetti, les arrangements des vents. L’un comme l’autre procèdent en de subtiles touches, une somme de nuances harmoniques qui forment au final le parfait écrin pour sa voix.
 

« Avant d’être une chanteuse capverdienne, je suis une chanteuse. La musique fait partie de mon être depuis toujours. Si j’ai envie de teinter le répertoire capverdien d’autres couleurs, j’estime pouvoir le faire. » Cette autodidacte qui compose à la guitare sans a priori, sans interdit, n’est nullement prisonnière des formules académiques et des logiques harmoniques. A l’instar du chanteur et guitariste Tcheka, Mayra Andrade souhaite écrire sa propre partition, tout en s’inscrivant pleinement dans la diversité esthétique de l’archipel du Cap-Vert. De ces deux là et de quelques autres, on parlera même de « génération Pantera », du nom du jeune compositeur mort en 2001 qui réforma en douceur la musique capverdienne et dont elle emprunta quatre titres pour « Navega ».

 Elle a mis en chantier ce nouvel album à l’automne 2008, après une longue série de concerts. Mayra Andrade est une femme de tête, qui veut être libre d’aller où bon lui chante. « Pour moi, le chant est quelque chose de l’ordre du sacré ! » Voilà sans doute pourquoi, plus jeune, elle prit le temps de roder sa pratique de la musique à l’exercice de la scène, l’endroit où elle vibre, cœur et âme. C’est sur les planches que le public va la découvrir et que la rumeur va enfler jusqu’aux oreilles des « spécialistes ». C’est encore là qu’elle compte donner un prolongement à son deuxième album.  « Navega » affirmait une personnalité. «Stória, stória...» affine son propos. Pour ce faire, elle a choisi d’en poser les bases à Paris avec le multi-instrumentiste capverdien Kim Alvés, le bassiste camerounais Etienne M’Bappé et le percussionniste brésilien Ze Luis Nascimento, trois fidèles complices qui la connaissent suffisamment pour deviner ses intentions et intuitions, tout comme ils embrassent la musique capverdienne dans sa diversité stylistique. « Ils sont capables d’en percevoir les  particularités, pour mieux les transcender. J’ai besoin de leur force de propositions. » Dès lors, Mayra Andrade va multiplier les pistes, à savoir convier des musiciens de tous horizons. Tous font partie de son panorama, tous incarnent sa bande-son originale. A Paris, ce sera le Guinéen Djeli Moussa Diawara et sa kora cristalline, le trompettiste Nicolas Genest et son souffle onirique, l’Angolais Zezé N’Gambi et ses agiles rythmiques, l’as brésilien des percussions Marcos Suzano. Ils ne sont que les premiers invités d’une longue liste. D’autres suivront au Brésil, des percussionnistes  à Salvador de Bahia, le brillant pianiste André Mehmari à São Paulo, mais aussi d’autres dans le mythique studio de la samba à Copacabana : « Compania dos tecnicos». Puis encore, à Cuba, le pianiste Roberto Fonseca et le joueur de trés Pancho Amat. « Le choix des musiciens s’est fait naturellement. Je les ai invités pour ce qu’ils pouvaient apporter à mon univers. » Tous se mettent à son service. Ainsi Jaques Morelenbaum, qui signe et dirige l’enregistrement des arrangements de cordes et Lincoln Olivetti, les arrangements des vents. L’un comme l’autre procèdent en de subtiles touches, une somme de nuances harmoniques qui forment au final le parfait écrin pour sa voix.

« Je voulais un album qui redonne aussi la place aux rythmes, aux percussions. Quelque chose de plus direct, sans effets, mais qui reste très élégant avec le souci  que la technique ne noie ni ne masque l’émotion. » A la manœuvre de bout en bout, Mayra Andrade s’est associée à l’homme de la situation : le producteur Alê Siqueira, qui s’est récemment distingué en mettant sa pâte, ou plutôt une idée certaine du son, sur quelques récents joyaux de la musique populaire brésilienne, de Marisa Monte à Caetano Veloso en passant par Tom Zé et Arnaldo Antunes… « J’ai tout de suite su que ce serait lui et je ne me suis pas trompée. Alê est un maestro….. . C’est un caméléon qui sait s’adapter, un confident qui a su écouter mes rêves et les embellir, un partenaire qui a su prendre les choses en main. Ni trop, ni pas assez. » Pas plus, ni moins. Et lui d’ajouter : « Mayra a une voix classique, c’est-à-dire une voix intemporelle et universelle. »
 

Ailleurs commence ici. World music ? Musique métisse ? Rythmique tropicalisée ? Elle répond dans un éclat de rire : « Musique de croisements, esthétique bâtarde…  Le Capverdien est naturellement métis. » dit-elle. « Qui se plonge vraiment dans le répertoire capverdien se rend compte qu’il y a beaucoup de connivence avec la musique Brésilienne. »  Cette rencontre est frappée du sceau de l’évidence entre des cousins transatlantiques. « Mais pour autant, ce disque n’est pas plus brésilien que le précédent. », ajoute celle qui fit de Caetano son premier auteur de chevet, avant de grandir à l’écoute des divas Elis Regina et Maria Bethânia. Non, le répertoire s’appuie encore sur le terreau capverdien : un magnifique funana sambado intitulé « Juana », ou « Lembransa », une morna aux faux airs de danzon cubain… Elle est intarissable au sujet de la richesse du répertoire de l’archipel, une dizaine d’îles avec plus de cinquante styles ! « La musique traditionnelle est très spécifique. Dès la première mesure, je la reconnais. Ça me bouleverse et me nourrit. » La musique capverdienne est ainsi présente de bout en bout, comme lorsqu’elle exhume la bandeira, un rythme typique de l’île de Fogo. Les rythmiques afro entrent dans la danse, une valse expressionniste fait trébucher les préjugés et vibrer nos cordes sensibles… Parmi toutes ces influences, si le Brésil tient une place de premier plan, Cuba occupe une place à part, comme en atteste l’invitation également faite au chanteur Kelvis Ochoa et au joueur de trés Pancho Amat d’intervenir sur l’album.  « Je suis très fière d’apporter dans mon disque les sonorités du  pays qui a entendu mon premier cri. » Pour elle, la musique cubaine, c’est une certaine cadence, « un camion d’émotions » comme elle dit. Cette fragrance douce-amère colle au voile un brin mélancolique de sa voix. Comme sur « Turbulensa »,  une chanson écrite par un jeune auteur capverdien, Nitu Lima, sur laquelle Mayra Andrade compare les flux et reflux de la mer à ceux de la vie. Et pour filer la métaphore, elle emprunte les pas cadencés d’une ‘marcha’, un rythme de carnaval que l’on joue également à Santiago de Cuba et au Brésil.

«Stória, stória...» Mayra Andrade raconte donc entre les lignes son histoire au pluriel , des histoires de tous les jours, de toujours, d’amour aussi. « Certaines chanson s’appuient sur une note introspective ». Mises bout à bout, elles fournissent une vision des enjeux qui se trament en toile de fond. Ainsi, « Juana » est une chronique politico-sociale écrite au début des années 90 par le capverdien Kaka Barboza, où la chanteuse évoque d’une même voix la condition des femmes dans la société capverdienne, la chute du mur de Berlin et l’incertitude des peuples face au futur… Ainsi, sur la rythmique du batuku, le plus introspectif « Konsiensa » la présente telle qu’en elle-même, invoquant sa conscience à ne pas faire du sur-place, tandis que sur le thème qui donne son titre au recueil, elle chante les louanges d’une société bigarrée, les unions de toutes les couleurs, avec un chœur d’enfants brésiliens au diapason. Ainsi, « Seu », ode au chant immanent, est une superbe mélodie qu’elle a en tête depuis trois ans. « Un jour, j’ai pris la guitare et je l’ai écrite en trois heures. », se remémorant le bon mot du tutélaire Paulinho Vieira, qui lui dit un jour. « Quand une mélodie t’est destinée, elle te vient, elle ne s’en ira plus ». « Mon Carrousel » a constitué un défi, celui d’écrire dans la langue de son pays d’adoption, en collaboration avec Fabien Pisani, tout en suivant les pas d’une mazurka capverdienne co-composée avec l’accordéoniste portugaise Celina da Piedade. Au final, ce drôle de manège, « à l’image du double mouvement de la vie, circulaire, avec des hauts et des bas aussi » élabore un mélange tout à fait singulier et on ne peut plus emblématique de tout ce disque.

 

 Biographie du site Mayra-Andrade.com

 




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